mercredi 24 juillet 2013

Svannja-Photographie







  _ Pouvez vous vous présenter ? D'où viens votre pseudo Svannja ? 

Dans la réalité, je suis Mélissa, j'ai 21 ans et vis à Nancy pour mes études de cinéma. Svannja est un surnom dérivé (inventé) du prénom scandinave Svenhild, dont la signification est « la jeune guerrière ». J'ai choisi ce pseudo il y a quelques années, j'y trouve une force et une essence qui me rappellent que je dois toujours essayer de dépasser mes limites.


_ Comment en êtes vous venu à la photographie ? 

J'ai toujours adoré passer du temps à regarder des photos, et peut-être que cela est un peu gravé dans mon adn puisque mon papa est également un passionné de photographie. Un jour il a voulu s'acheter un reflex numérique et m'a donc confié son petit compact. J'ai fait tellement de photos avec que j'ai fini par le casser. Ça m'a vraiment brisé le cœur, j'en ai pleuré. C'est alors qu'il m'a donné son reflex (il pensait en acheter un mieux, de toute façon). C'était un boîtier Pentax istDs que j'ai appris à utiliser petit à petit. C'était il y a 6 ans déjà...


 





_ Comment décririez vous votre univers ? 

Hm c'est un peu compliqué. J'essaye, je crois, de mettre en avant des émotions, des expressions de visages ou corporelles qui me parlent. Je me plais de plus en plus à faire des prises sur le vif, j'aime y trouver plus de « vérité » et ça me rassure sur la beauté du monde réel.
Je préfère toujours privilégier une lumière naturelle, j'aime beaucoup travailler dans les bois, près d'une fenêtre ou encore dans des ambiances éclairées à la bougie. C'est une sorte de défi perpétuel pour trouver la bonne lumière avec le bon endroit, et j'aime cette difficulté.
Je crois que souvent j'essaye de mettre mes pensées en images, de faire ressentir ma vision des choses. Du coup ça donne une sorte de mélange étrange de rêve et de simplicité, avec un semblant de féerie.






 
_ Comment choisissez vous vos modèles ? Quel serait selon vous, la qualité principal d'un modèle ?

En général, c'est un visage qui me marque, un regard, un sourire, un mouvement de cheveux, ou que sais-je encore. Je tombe souvent amoureuse de l'image des gens que j'ai envie de prendre en photo. Parfois c'est simplement une collaboration qui se créé par intérêt ou projet commun.
La qualité principale d'une modèle ? Je ne sais pas trop... Je crois qu'il n'y en a pas vraiment, tant qu'elle me fait ressentir des choses que je peux mettre en images... Ou peut-être qu'il faudrait qu'elle arrive à lire dans ma tête pour comprendre ce que je veux dire par « euh ben... fais un truc. Tu vois, là, un truc un peu fragile ou torturé... »






 

_ Pourquoi faire ressortir le fantastique dans vos photographies ? 

Eh bien, je ne sais pas vraiment, je crois que je ne le fais pas exprès. C'est peut-être l'environnement qui créé cette ambiance, ou bien simplement mon univers. Peut-être les modèles aussi ?
S'il faut y trouver une explication, je dirais que c'est parce qu'il faut voyager en dehors de ce monde un peu trop gris de béton quotidien, parce qu'il faut bien rêver un peu.


_ Vous travaillez également dans la vidéo, comment mettez vous en relation ces deux traitements de l'image ? 

J'ai une vision du cinéma très photographique, à vrai dire. J'aime passer du temps à construire chaque plan, j'essaye d'être pointilleuse sur la lumière et j'aime beaucoup les plans fixes. Je crois que la photographie a beaucoup aidé à ce niveau là. Certains disent que « j'ai l’œil ».
Ce qui me fait rire (un peu), c'est que le cinéma influence de plus en plus mes photos, et je fais souvent des compositions un peu cinématographiques dans mes photos depuis quelques temps. J'aime ce mélange d'univers...










_ Si vous deviez choisir parmi tout votre travail une seule photographie, laquelle serais ce ? Pourquoi ? 

Oula, non je n'peux pas choisir une photo ! J'ai déjà tellement de mal à les apprécier encore quelques jours après les avoir publiées, alors... Il y en a bien quelques unes dont je suis un peu fière, mais je ne peux pas en choisir qu'une. C'est un choix bien trop difficile pour moi...


_ Vous semblez très polyvalente dans votre travail, quel type de photographie préférez vous cependant et pourquoi ? 

Ce que j'aime le plus, c'est le portrait, car c'est un moment vraiment privilégié empreint d'une certaine magie craintive que j'affectionne beaucoup. J'ai un rapport très particulier avec les modèles pendant les séances, je deviens toute frêle et silencieuse, de peur d'abîmer leurs expressions ou de briser l'ambiance précieuse qui fait ressortir les émotions. J'aime ces moments, car j'ai toujours des tas d'idées et rien ne se passe jamais comme prévu. C'est l'aventure, et la découverte de l'autre... Et de soi...


                                                                                                                                                  _ Quels sont vos projets à venir ? 

Tout est malheureusement un peu figé en ce moment à cause du manque de temps et du travail pour mes études. Mais il y a un projet qui s'écrit petit à petit, une idée qui fleurit dans mes pensées depuis plus d'un an déjà, qui donnera naissance à une séance photo et à un court-métrage expérimental. J'ai déjà trouvé la maquilleuse avec qui je veux travailler sur ce projet, il ne me reste plus qu'à trouver un visage et un lieu qui me parlent.
Pour le reste, je crois qu'on va en rester aux collaborations improvisées pour le moment et finir ma première pellicule d'argentique !


_ Quels conseils donneriez vous au personne souhaitant se lancer dans le domaine de la photographie ?

Je crois que le plus difficile dans la photographie, c'est qu'il y a de gros paliers de stagnation désagréables et décourageants. Ce qu'il faut c'est toujours essayer de se renouveler et d'aller plus loin, briser ses propres limites et être curieux de tout explorer, parce qu'on se redécouvre sans cesse. Il faut savoir faire des                                                                                                                                                      pauses et accepter ces moments de  creux sans
                                                                                                                                               pour  autant abandonner. Mais je crois que ce que je dis                                                                                                                                                                fonctionne pour n'importe quelle passion, hm ?       





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3 commentaires:

  1. J'ai découvert le travail de Svannja il y a plusieurs années, j'ai tout de suite eu un coup de foudre pour ses clichés hors du commun.

    Intéressante cette interview !

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  2. Je lui ai donné son premier compact, mais aussi son premier appareil argentique... Pour le reste, elle a appris toute seule avec sa sensibilité et son sens inné de la lumière qui change tout dans une photo! Aujourd'hui, c'est elle qui me fait découvrir son univers, et chaque nouvelle image m'émerveille davantage. ADN? Peut-être, mais l'élève a depuis longtemps dépassé le maître...
    Un certain Johnny Gelato

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  3. héhé, son monde est plein de douceur et de sensibilité. Une très jolie évolution et son travail n'a pas finit de nous émerveiller = )

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