dimanche 9 juin 2013

Lorelyne-Photographe



_ Peux-tu te présenter ?

Lorelyne est un nom d’emprunt qui m’enveloppe confortablement depuis bientôt dix ans maintenant. Son but était de protéger mon identité sur les divers toiles (et diverses potentielles araignées) qui croisaient mon chemin. Je ne souhaitais pas que l’on « vole » mon prénom comme l’on peut emprunter la vie de quelqu’un. Quitte à se présenter autant se baptiser. Depuis lors Lorelyne a pris racine et s’est copieusement étendue sur une branche de plus en plus artistique et créative que je tente de développer…





_ Comment en es-tu venue à la photographie ?

De façon bien étrange et aléatoire. Je n'ai choisi cette voie que pour rendre la création plus vaste, tant dans la pensée que la réalisation... Pour des raisons que j'ignore, je n'ai jamais réussi à m'engager dans un domaine (quel qu'il soit) sans déborder sur un autre. Tout est intrigant, Tout est potentiel, Tout est possible. Ce défaut de curiosité (mêlé d'impatience ?) me donne un statut un peu hybride et me rend fatalement novice de partout mais un peu touche-à-tout.
La photographie a cet aspect de partage avec l'Autre qui me plait. On pense, on construit, on crée ensemble un projet. Cette fabuleuse impulsion qui vient du ventre quand j’ai à créer pour quelqu'un me donne une énergie folle. Chaque détail devient un monument à ériger pour mieux me plonger dans ce nouveau fragment de Monde, l’espace d’un temps, qui durera toujours car la Cristallisation est une de mes quêtes…

 _ Que souhaites-tu exprimer à travers ton art ?

Exhumer des idées vraies, des réflexions, mais aussi à sublimer les beaux aspects que je perçois chez l'Autre. Pour être authentique, il faut une base de vérité, en la puisant dans la réalité, il devient plus facile de la transposer ailleurs, sous une forme différente, partiellement modifiée ou tout bonnement amplifiée. C’est un besoin vorace de voir le Monde et ceux qui le composent à travers un prisme les guidant vers mon Univers. Chacun a son rôle, sa place, ses caractéristiques, toutes consignées dans cet espèce de « Royaume » teinté d'imaginaire un peu romancé.



 

_ Comment organises-tu tes séances ? Es-tu plutôt du genre organisée ou plutôt à improviser ?

C’est toujours le flou le plus absolu tant que le jour et l’heure ne se sont pas présentés à ma porte ! Invariablement j’aime prendre le temps d’échanger suffisamment avec la personne que j’accueille lorsqu’il s’agit d’une « projection ». Percevoir sa sensibilité & les connivences que nous avons puis voir comment les fusionner pour avoir un fil rouge. Parti de là, tout se tisse assez naturellement… Je tente avec maladresse d’avancer évidence sur évidence.





_ Ton univers est empreint de magie et de fantasy, pourquoi mettre en valeur cet univers ?

Je me suis sentie un peu captive de tout ça dès les premières lectures enfantines. Je ne parviens pas à me défaire de l’image noble et belle que ces Royaumes aux accents cruels et sur-réalistes dégagent. Il y a un charisme qui émane de ces ambiances à la fois occultes et clairvoyantes où la sagesse persiste et se parchemine avec le temps. Le magique et le fantastique ont ces mots et ces images qui me touchent. Ils sentent le papier froissé et le familier. Très imprégnée de tout cela, c’est accompagnée d’un élan invisible que j’agis dans cette direction.

_ Privilégies tu la technique ou le ressenti ?

Mes lacunes dans l’un me permettent plus de liberté dans l’autre… S’entend par là que je suis une bille royale en matière technique et que le matériel comme les logiciels sont encore pour moi un vaste mystère… Bien entendu l’objectif serait de maîtriser parfaitement la technique pour pouvoir mieux la dépasser sans l’appréhender. En tordant le cou à ces vilains paramètres (nécessaires à l’accomplissement de certaines idées) on s’affranchit pour beaucoup des tracas et la créativité ne connait de limites que nos idées (ou presque).






_ Quelle place a la retouche dans ton travail ?

Je ne suis pas certaine de retoucher réellement les images, je les « traite » sans les transformer (au risque de les défigurer). Colorimétrie, contrastes, lumière sont généralement les seules choses que j’ose effleurer. La retouche n’intervient qu’en cas de gêne d’un élément qui n’aurait pas été vu à la prise, mais ce serait mentir de dire qu’on n’use pas de ces petits outils miraculeux pour donner plus d’esthétisme et d’épuré à certains clichés, mais je crois être encore assez modérée… Je crois ?
 






_ Quelles sont tes sources d'inspiration ?
 
Musicales, graphiques ou écrites. C’est si vaste ! L’inspiration ne connait aucune limite… Disons que la musique m’apporte l’atmosphère, l’humeur, l’émotion pure. Les images flattent l’œil et suscitent la curiosité ou l’interrogation. L’écriture nourrit et charge l’esprit d’idées prises à la dérobée. Tout cela ensemble devient vite innommable et indénombrable. Je vogue un peu de choses en choses en ramassant des petits cailloux sur la route.

_ Quels conseils donnerais-tu aux personnes souhaitant se lancer dans la photographie ?

Je me suis retrouvée sans trop le savoir & vouloir dans cette jungle rétinienne, je serai bien mal placée pour conseiller qui que ce soit de se lancer dedans. Peut être juste de ne jamais partir dans une direction sans avoir en tête des idées à n’en plus finir, qui cognent le crâne pour sortir et qui auraient besoin d’être illustrées. La photographie ou un autre art, tout se vaut, le tout est d’en ressentir un bien-être et d’avancer avec évidence.








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